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Paragraphe de la virginité
traduit par Jean-Paul Manganaro
Sorti des tiroirs encore fermés de l’écrivain-ingénieur.
Un autoportrait paradoxal qui devient le portrait de
l’Italie: ses mythes, ses lieux, ses personnages.
Ce texte est extrait, avec l’aimable autorisation de Gian Carlo Roscioni, d’un des cahiers (II, cc. 160V - 168V) légué par le cahier d’études du Racconto italiano di ignoto del novecento (édité en 1983, sous ma direction, chez l’éditeur Einaudi). (1) Revenant sur sa réflexion autour de son entreprise narrative, telle qu’elle est développée dans ses notes sur la composition de ce texte et ses commentaires critiques, Gadda projette d’écrire une Poetica en deux livres. Du premier, auquel il renvoie dans un passage du suivant, on ignore tout; de l’autre, intitulé Il secondo libro della Poetica (cioè il buon senso dell’arte poetica) [Le second livre de la Poétique (c’est-à-dire le bon sens de l’art poétique], il ne nous reste, en l’état du recensement des écrits actuellement existants, que peu, très peu de pages, où l’écrivain en dessine la structure tout à fait provisoire et en esquisse schématiquement quelques thèmes. Même dans ces excerpta, cependant, comme toujours quand sur les froids circuits du raisonnement prévaut en lui le génie de l’improvisation immédiate, les résultats sont souvent ceux d’un comique d’humeur explosif stylistiquement motivé par une solide expérience de la réalité. Le fait premier de l’écriture de Gadda est encore une fois, comme toujours, la vie vécue et soufferte.
Dante Isella
N.B. Les parenthèses entre crochets carrés contiennent les rares compléments apportés au texte. Les rappels alphabétiques enregistrent les variantes du manuscrit.
1. C.E. Gadda, Récit italien d’un inconnu du Vingtième siècle, trad. M. Baccelli, présenté par G.-G. Lemaire (Paris: Ch. Bourgois, 1997).
Non, non et puis non.
Je n’ai jamais endossé de grandes simarres bibliques bédouines mésopotamiennes ni de burnous ni d’autres habits loqueteux en me frottant aux temples les plus odorants de vieille urine de chien. –
J’ai toujours porté des vêtements payés ponctuellement et, bien que modestes et inélégants, cousus comme il faut, n’admettant pas de boutons perdus, de déchirures ni de taches trop honteuses.
Tout au plus, quelques giclées de sauce tomate sur le col, dans les moments de faiblesse, d’aboulie et de faima.
Je possède une brosse à dents, avec manche en celluloïd ambré, coût 8 lires 50, ce n’est pas grand-chose, mais en somme elle remplit son office b: je me lave, je me rince: comme dentifrice j’utilise la pâte G.V.M. – tout en essayant de l’économiser, de la faire durer le plus longtemps possible et de ne pas la laisser gaspiller par la femme de ménage.
Quand je voyage, en troisième classe, je veille à distribuer tout de suite aux personnes présentes (mes très chers concitoyens) un regard qui dit: «Vous êtes priés de ne pas cracher par terre et de ne pas réduire à l’état de porcherie cet excellent compartiment que les Chemins de Fer de l’état mettent à notre disposition avec une ponctualité digne de louanges, supérieure à votre esprit de goujats ensommeillés à la limite du porc.»
J’ai mes faiblesses, c’est vrai, mes paresses privées, mes péchés graves: mais je n’écris pas d’autoportraits dans lesquels je me représente impulsif mais généreux. –
Je suis avide d’argent et pour me faire enrager Dieu le Père ne m’a procuré aucun héritage, je gagne ma vie en travaillant comme un chien et personne ne peut rien y redire. Si on me disait que la Banque où j’ai déposé quelques maigres milliers de lires de pénibles économies va faire faillite, je planterais illico l’encre et la plume et la littérature tout entière pour courir les retirer, s’il était encore possible d’arriver à temps.
L’idée que le capitaine Cacace ait pu envoyer le croiseur cuirassé San Giorgio se promener sur la plage de Pausilippe, où il s’ensabla au milieu des bavardages désintéressés d’une famille de grande lignée, m’a rendu malade pendant trois mois.
Quand j’étais capitaine j’allais jusqu’à vouloir que les soldats me fassent le salut militaire et que leur col ne fût pas déboutonné.
En tant que citoyen je paie mes impôts en racontant à l’Agent de raisonnables mensonges – qui ne sont pas plus gros qu’il n’est humainement admissible et pas plus petits qu’il ne faut pour mordre à la savoureuse réglisse du p<éché>.
J’ai pour le gravier poli et pointu des lignes de chemin de fer de mon pays une affection morbide, un sentiment de propriété exacerbé: la pensée que les bovins puissent, en paissant, déplacer un seul caillou, et la pensée que, venant des latrines des trains, des matières organiques en offusquent l’office pierreux limpide et sec, me font souffrir. C’est pourquoi je proposerais aux Chemins de Fer de l’état, Bureau du Mouvement et de la circulation, l’adoption de boîtes-réservoirs de la capacité d’environ un demi mètre cube à installer sous le trou des latrines – avec étanchéité hydraulique et à vidanger au lieu de dépôt du wagon – dans un emplacement spécial.
Je ne supporte pas que l’on éparpille des papiers dans les jardins publics et j’avoue que je désirerais ardemment être Gian Galeazzo Visconti pour faire cravacher jusqu’au sang et placer ensuite nus sur un lit de Procuste ceux qui y répandent habituellement des bouts de journal et des écorces d’orange, des coquilles d’œuf, des croûtes de gorgonzola et des «pluchures de sauss» en versant aussi du beurre frit dans leur nombril.
L’ordre, l’esprit méticuleusement analytique d’un organisateur de services techniques, la précision catastrophique du neurasthénique qui ferme tout à clé en bon ordre et n’arrive plus ensuite à trouver ce qu’il cherche et confond les clés et les cadenas et les clés des clés, la sourde rancœur du dominicain contre le chahut qui n’a aucun sens caractérisent ma personne.
Et quand, d’ailleurs, à la veille de l’offensive de la Bainsizza, la poudrière d’Udine sauta – je ressentis une douleur telle que je me suis dit en moi-même que l’Italie n’était certainement pas ma patrie. –
Les livres reliés, je les placerais plutôt couchés que droits, parce que j’ai mal dès que je pense qu’en les prenant et en les rangeant ils s’usent par-dessous.
J’aime énormément les spaghettis aux clovisses, pour un plat desquels je renoncerais à être nommé chevalier. –
Cela étant dit, comment voulez-vous que je prenne des airs de grand esthète x, de noble y, de juge absolu z, de titulaire d’une chaire w ? Comment pourrais-je être, par exemple, le chrétien pur, l’esthète pur, le soldat pur, etc. alors que je ne suis pas soldat parce que j’aime les spaghettis, pas chrétien parce que je remplace le pardon, qui est la meilleure des vengeances, par le beurre frit dont j’ai parlé <?>
Du pastiche embrouillé de ma personnalité je dois tirer un système de repères précis – très net. –
Cela ne veut pas dire qu’il s’agisse d’un point de repère simple – élémentaire – c’est à moi de l’éclaircir même dans sa complexité.
Il est certain qu’aucun des points de vue fictifs (fictifs surtout parce que trop simplistes) que les hommes avancent par parti pris ne peut servir de marchepied pour l’expression ni pour la connaissance. – Le point de repère doit être net, vrai, non simulé. Une truie peut feindre, pas un entrepreneur: parce que moi, je le coince aussitôt: je décharge des pommes de terre sur son plancher et s’il n’est pas bien fait c, celui-ci s’effondre.
Pour prendre de bons points de repère il faut tout d’abord éviter de se monter la tête, même avec de bonnes doctrines. – Il faut avoir l’impitoyable courage de flairer sa propre personnalité historico-théorétique et de ne pas la remplacer par des choses fausses : ce que nous voudrions que ce fût, mais qui n’est pas.
Le grand hôtel, souvent vu de l’extérieur, le train de luxe, éventuellement vu dans les réclames de l’Enit, sont le paradis de ces narrateurs maniéristes. Leurs héros se gargarisent en grasseyant comme des parvenus. Mais ce faux motif, grinçant et sot, peut-il être un motif d’art? En Italie il y a, avant tout, plus de comtes sans le sou que de prêtres sans fidèle servante. Je n’avaliserais pas une traite de dix lires à un grand nombre de comtes et de barons, surtout ceux de la basse plaine du Pô, même si on me battait à coups de barre.
En second lieu, les gens qui peuvent se gargariser en grasseyant dans les trains de luxe sont moins nombreux que ce que l’on pense: mis à part ceux qui voyagent pour leur travail, comme les plénipotentiaires et les experts des conférences internationales, qui offrent à la patrie leur activité désintéressée et de très utiles services pour obtenir l’équilibre du budget (sinon il avancerait continuellement de l’argent, ce qui embarrasserait grandement le Contrôleur Général d), à part les députés, les sénateurs et L.A. les Prince du sang, il y a ensuite 35 ou 38 autres personnes qui paient un billet de première classe. – Il n’y a donc pas de quoi gaspiller et il faut amplement louer l’Administration des chemins de fer de l’état Italien pour les miracles qu’elle sait réaliser avec des gens indisciplin<és>.
Pour gagner 5.500 lires par mois aujourd’hui en Italie il faut être ingénieur en chef dans une grande société industrielle qui, de plus, fasse de bonnes affaires et qui soit bien e administrée (ce qui n’arrive pas tous les jours), – ou bien Premier Président de la Cour de Cassation – ou bien Général des Armées – ou bien professeur de l’Université de Milan (celle, toutefois, de via S. Agnese) – ou bien propriétaire d’immeuble. –
Autour des élus et des Plénipotentiaires, toute une bande de pauvres diables fort mal fichus souffre, travaille, trime, a de la peine à payer son loyer et se reproduit continuellement, en excitant f l’admiration générale. Les bambins florissants et sains, qui attirent les baisers des jeunes filles et font des caprices et des pipis infinis dans les endroits les moins appropriés à cet office, et se roulent ensuite par terre et pleurent désespérément, avec des cris hyperaigus g, leur trottinent continuellement entre les jambes – avec des yeux très désireux d’avoir un gâteau, un biscuit, un bateau à voile, mais il n’y en a pas!
Alors, avec les ailes du rêve, que le Seigneur n’a pas refusé aux humains, même pas à ceux qui vivent dans les baraques au-delà de la porte S. Giovanni, ni à leurs bambins aux culottes usées, ils prennent une planchette et, après avoir cueilli une feuille de magnolia, ils ont leur yole dans la flaque de la rue!
Dans les ondulations torrides il en est qui moissonnent les blés: huit lires par jour, un kilo de pain, deux litres de vin. Dit sans ironie, ce vin, il faut le couper, sinon ils se battent à coups de couteau. Les jours de pluie et les jours de fêtes ne comptent pas et ne sont pas rétribués.
Ils ne savent même pas creuser un petit ruisseau – et l’ouvrier ou le maçon de Lombardie ou de Molise est un Brunelleschi ou un Castigliano (1) comparés à eux.
Misère, ignorance, teint jaune, pain gagné durement. –
Je ne veux pas faire le porte-malheur, je suis héréditairement anti-socialiste, très gourmand de cassates à la sicilienne dégustées dans la fraîcheur des merveilleux soirs d’Italie, quand l’étoile du soir ressemble à une émeraude dans une conque d’opale saline et élyséenne, et les femmes de tout acabit qui savourent elles aussi leur cassate h, font germer dans notre esprit vétilleux les pires sophismes entre le donner et l’avoir. –
Mais je trouve que l’affectation d’une richesse qui n’existe pas, parce qu’il y a peu de terre et que nombreuses sont les bouches, ne peut pas être un bon motif d’art: je me suis étendu sur cet exemple pour mieux éclaircir et dire la plus élémentaire et la plus oubliée des vérités poétiques: «les conneries sont toujours des conneries» ou autrement dit «les couillonneries n’ont rien de bon».
Que vous êtes grossier! i – il n’y aurait donc selon vous que les esquisses véristes et les raccourcis d’ambiance à la Zola *. Et l’Arioste? Et l’hippogriffe? Et Ariel? Et les Erinnyes?
Allons, allons, vous avez très bien compris. On a déjà perdu trop de temps.
D’Annunzio âcre et marquisant du Plaisir – du Laus Vitæ – qui en une époque de pleine démocratie (1890) peint le poil verdâtre de l’homme dissolu – du grand démagogue – D’Annunzio a un sens, une vengeance, un mépris, une âme, bien que superficielle, sûre et nette et solide. C’est un merveilleux point de repère pour l’expression. Mais la prodigieuse baleine qui, au cours des années sanglantes, écrivait dans l’«Illustrazione Italiana» les réclames du Casino de San Remo, héraut et porte-drapeau du neutralisme le plus coquillier et spaghetteux, le plus macaronant et tomateux, est une référence moins noble, et malgré tout vivace.
La réclame de San Remo, imprimée alors que le second corps de grenadiers périssait anéanti à Doberdò est le chef-d’œuvre de l’insulte et de l’injure. – Mais c’est un chef-d’œuvre.
Il suffit d’imprimer face à face, une demi-colonne chacun, le bulletin de Cadorna du 15… 1917 – et la réclame sortie de la plume de la grosse truie balourde pour avoir une page digne de Shakespeare. –
C’étaient les enfants de la même terre et du même peuple ceux qui se plaignaient du sorbet chancelant, ceux que l’obscurité avalait, au premier signe de la colline! –
Oh! il n’est pas besoin d’être cosmique comme Romain Rolland pour être des poètes – Mieux vaut être partisans et avoir des idées étroites comme Dante – ou comme un secrétaire du «fascio» (2) de province! Mieux vaut la haine âcre des liberticides, pour l’art, que la camomille générique du par-dessus la mêlée. – (3) Les infusions de la bonté générale, de la suffisance qui voit tout, du «moi, je vais plus loin» (mais en es-tu vraiment sûr? ou ce plus loin n’est-il pas un effet de tes yeux qui louchent?) ne sont pas des points de repère adéquats.
Les personnalités d’anthologie falotes dissolvent l’ordre moral – elles sèment la confusion dans le vestiaire – et renversent en art l’eau de cuisson des lasagnes de leur non-être.
Le mousqueton des carabiniers, chargé à la mitraille, est absolument préférable en art à n’importe quel renouveau pseudo-philosophique de fausses traites. –
Une autre affectation fréquente est celle de l’héroïsme ou de la noblesse d’âme forcés: et là, nous sommes nombreux à pécher. Il ne faut pas oublier que même les esprits les plus nobles sont parfois pris par les torturantes petites envies de la concupiscence, raison pour laquelle ils tombent eux aussi dans l’erreur. Ils se reprennent aussitôt, pour retomber de nouveau dès que surgissent des événements concomitants favorables à la répétition du péché j. Et ainsi de suite.
Il sera donc opportun d’être très prudents k dans la peinture des héros parce qu’en les peignant trop héros ils risquent d’apparaître à la fin des fins comme ayant goûté en cachette au saucisson cuit, comme le chat le fait, et avoir ensuite repris la pose dès que le photographe arrive, en se disant à eux-mêmes: «Nous y sommes et nous y resterons.»
Soyez aussi convenables dans le choix de vos vêtements: souvenez-vous qu’il n’est pas bien de garder les cothurnes au lit, parce que cela arrête la circulation. Des babouches d’intérieur sont extrêmement utiles pour les mouvements domestiques. Qu’il ne manque pas non plus une table de chevet: quoique l’hygiène moderne, et cætera et cætera, et cependant la prudence et sans doute même la paresse requièrent que, en cas de quelques nécessités précipitées, l’on ait à la portée de la main et cætera et cætera.
Le caractère électif de la volonté morale ne doit pas vous pousser à rendre épisodiquement électif le système total de la vie – Il est nécessaire de se souvenir que, si l’on a été élu, il faut ensuite en assumer les conséquences sans se contredire un instant, si l’on est des héros. –
Le caractère électif du moi terrestre se manifeste avec la gravitation. Laquelle étant, il ne faut pas oublier que si l’on laisse tomber les boules du clocher de Pise les passants peuvent s’en sortir en piteux état. Il en ressort, il est vrai, la loi de la gravitation.
Si, par ailleurs, quelqu’un oublie la gravitation, jusqu’à se promener nuitamment sur les gouttières, c’est elle-même qui pense à lui rafraîchir la mémoire.
élire et puis oublier n’est pas un comportement de héros: mais c’est celui des hommes. Que le poète se contente donc, si jamais les héros se font rares, de représenter un homme. Et d’ailleurs, même les purs esprits, devant le parfum d’une soupe à la florentine, finissent par se lécher les babines.
La phrénopathie amoureuse est un autre motif qui pousse certains morceaux d’auteur vers le ridicule: (je citerai cet exemple comme le troisième et dernier des points de vue de l’affectation – simplisme – absolutisme – bluff).
à certains moments, même de la femme, nous en avons pleins – ou vides – les sept sacrements. Très volontiers, dès que nous pouvons le faire décemment, «nous la foutons hors du lit.»
Or, le fait de peindre les créatures, souvent soucieuses du ressemelage de leurs chaussures, de la clé perdue de la valise, du parapluie oublié, de la fétide côtelette milanaise, du tour de garde, d’un robinet de la cuisine qui perd autant d’eau qu’il en suffit pour remplir une vasque l de carénage ou du phonographe du voisin que l’on envoie mourir tué, (4) le fait de peindre ces créatures comme éternellement en proie à un lyrisme primaire qui est le fait de leurs classes primaires (je cite un malheureux écrivain du XVIIème siècle m brûlé vif n: «soupirs, larmes, dressages») finit par jeter des lumières fausses et ridicules – en faisant du héros un satyre et laissant supposer «le dressage». –
Pour être toujours tellement au point, le héros-mâle doit avoir mangé de la moutarde pendant toute la durée du roman. Mais comme, pensons-nous,
des vols trop prolongés (5) et trop soudains
les précipices d’habitude sont voisins o
on finit par rire en pensant à la période de dépression nerveuse, d’yeux battus, de langue pendante et de moustaches défaites qui suivra une aussi funeste satyriase. –
En somme, mon art poétique est si terre à terre et petit-bourgeois que je compte aussi le nombre… des poésies: mais pas seulement, je voudrais aussi que tous les poètes fassent de bons petits repas et que leurs héros n’abusent pas de leurs possibilités naturelles.
Rome, 26 juillet 1927
(Via Parlamento 9.)
Le fait est que l’étoffe totale et humaine est une complexité inaccessible et que toute simplification est un acte banal du point de vue expressif, bien qu’il puisse être utile en tant qu’épitomé mnémonique et pour des raisons économiques ou de jugeotte.
a à la suite d’une trop avide déglutition de spaghettis – due à la faim et au travail
b son obligation / son service
c solide
d Trésorier Général
e honnêtement
f suscitant
g au milieu de hurlements désespérés sous les tendres reproches de sa mère
h entravent la circulation
i terre à terre
* trop analytique, Zola, pour des raccourcis
j leur tic nerveux
k prendre beaucoup de précautions
l un bassin
m du XVIème siècle
n qui mourut de méchante manière / d’une mauvaise mort / qui pour avoir été trop impulsif (fut brûlé vif)
o pas trop loin
Notes
1. Carlo Alberto Castigliano (1847-1884), ingénieur des Chemins de fer de l’Italie du Nord, inventeur d’une Théorie de l’équilibre des systèmes élastiques et ses applications [N.d.T.].
2. «Fascio»: «faisceau», groupe organisationnel fasciste [N.d.T.].
3. En français dans le texte [N.d.T.].
4. en dialecte, à vrai dire, «mourut abattu» – mais c’est trop brutal.
5. avec l’autorisation de Pietro Trapassi [poète connu sous la forme grécisée de son nom, c’est-à-dire Pietro Metastasio (N.d.T.)].
Université de Lille IIIPublished by The Edinburgh Journal of Gadda Studies (EJGS)
ISSN 1476-9859
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artwork © 2002-2026 by G. & F. Pedriali.
framed image: after Leonardo da Vinci, Spring Device, Madrid Manuscript – with photograph of Gadda superimposed.
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